Paperblog : Les meilleures actualités issues des blogs Et pour quelques truites de plus. Le blog de Benji: mai 2015

This is my heaven

This is my heaven

lundi 25 mai 2015

Mais, c'est une blague ?!

     Après une série très noire d'un peu plus de 40h de pêche et quelques 2000 bornes sans parvenir à sortir de truite, j'ai enfin mis un terme à cette période atroce ! Je suis moyennement content de la manière, mais pas déçu du tout du résultat.

      Avant d'en venir aux faits, petit retour en arrière, mercredi dernier lorsque je prends la route pour retrouver Simon, Coline et Jean-Michel dans le Jura. Ce dernier est arrivé la veille et a mis au sec un très beau poisson lors du coup du soir en nymphe à vue. Il a ouvert les hostilités et nous a rendu plus que confiant pour ce week end prolongé. C'est à Lyon que mes mésaventures commencent, avec un flash douteux sur une bretelle a 70. De quoi être de bonne humeur quand on vient de faire 5h de route. Une nuit à la belle étoile plus tard, nous nous répartissons les parcours : Jean Mi pêchera seul le matin tandis que Coline, Simon et moi pêcherons au toc sur une bordure qui pousse de la rivière d'Ain.

     Pas grand chose à signaler, si ce n'est un joli poisson de 45 pour Simon, un ombre par la manche décroché par Coline et un ombre pour moi en plein baston qui m'aura fait croire quelques secondes à une belle zébrée. Il s'agissait de mon premier et je n'avais aucune notion sur les tenues de ces poissons d'ou le gros doute en début de combat.

Le voyage a été rude pour tout le monde on dirait

La bouche ouverte, prêt à gober 

Ombre et lumière

     On retrouve Jean Mi vers 13h pour faire le point, il a manqué 2 beaux poissons en nymphe à vue (et malheureusement le début d'une longue série). Pour l'aprem Simon ira avec Jean Mi et Coline et moi iront sur la Bienne grâce aux bonnes indications de Matt. Les mésaventures continuent, Coline noie son téléphone en milieu d'aprem, on est bien ! Je prends un petit poisson dans une grande veine laminaire et celui-ci vient se faire cogner par une très grosse truite bien énervée jusque dans mes pieds. Je suis un peu sous le choc, j'ai du mal à y croire et peigner cette veine pendant 10 minutes ne changera rien. Un bel ombre pour Coline, en sèche s'il vous plais, et ce sera tout pour ce 1er jour. A noter, un pike au stream à vue pour Jean Mi l'aprem, chapeau bas Monsieur !

     Retour sur la Bienne le lendemain après une nuit réparatrice dans les bagnoles, Coline et Simon prennent le parcours de la veille et j'irai sur un autre, seul. On se retrouve vers 11h pour faire un point, c'est très bas et on a rien vu du tout. Bon, on va aller voir un peu plus bas. On ramasse des insectes pendant que Coline s'attaque à un gros poisson qui mange plein jus. Au final, elle perd sa nymphe avant de pouvoir vraiment pêcher, il commence à beaucoup pleuvoir et à part quelques ombres, c'est vraiment pas la folie. Rien de tel qu'un bon Ronald pour remonter le moral des troupes ! 16h, on reprend nos voitures respectives et se donne rendez vous sur le parcours où Simon et Coline étaient le matin même. Sauf que j'arriverai en 1er et que personne ne viendra ensuite. J'attendrai (longtemps) dans la bagnole, me demandant ce qu'il a bien pu leur arriver. J'avais plus de batterie depuis le matin donc impossible de les contacter. J'étais dans l'impasse, il y avait 3 pêcheurs sur le parcours et j'osais pas changer de secteur de peur que les deux malotrus se pointent !


Porte étendard officiel de l'équipe de France

     Je merdoie en pêchant derrière les types, ils pêchent très lentement alors que je fais l'effort de pas leur couper la berge. L'envie de le faire et de jeter des cailloux m'a un peu plus que traversé l'esprit. Mais j'étais trop occupé à râler contre Simon qui m'avait planté. Je rentre à la voiture, très énervé et là, la pluie s'arrête et les mouches explosent littéralement. Il y en a partout. Je fonce chercher le fouet, et essaye tan bien que mal de me concentrer. J'attaque un premier poisson en poste repéré la veille avec Coline mais elle refusera ma mouche avec grâce après s'en être approchée très près. Suffisamment pour que l'excité que je suis ferre dans le vide et cale le poisson. Rien d'affolant, il y en a plein plus haut qui gobent, et certains museaux qui sortent de l'eau laissent deviner des tailles plus que correctes ! Après une brève analyse, les poissons sont rassemblés dans une retourne où les mouches s'accumulent. Plusieurs espèces sont présentes mais les olives sont majoritaires et semblent être celles qui plaisent le plus aux poissons. Par miracle, il y en a une montée par Matt quelques semaines plus tôt qui traîne ! Je suis un peu (beaucoup) nerveux quand je fais mon nœud, il y a un poisson de plus de 50 qui gobe à 5m de moi. Après 3 posés catastrophiques, j'en réussi un, la mouche prend vraiment la trajectoire du poisson et arrivé à sa hauteur elle s'en saisie. Je réussi mon ferrage,  c'est pendu ! Enfin, après deux jours passés sans l'ombre d'une truite correcte pour ma part, je la tiens ! C'est vraiment gros et elle prend le large. Il n'y a strictement aucun obstacle où elle peut aller ce qui me rassure un peu. Si les pêcheurs bordelais qui passaient par là à ce moment là se reconnaissent qu'ils fassent signe, c'était sympa de me coacher comme ça. Je maîtrise à peut près le combat jusqu'au moment ou le poisson après avoir tenu le fond se met à foncer vers moi. Cruel manque de réactivité ajouté à un moulinet en mousse entraînent la décroche. Je m'écroule. Assis dans l'eau sur un cailloux, les sympathiques pêcheurs tentent de me redonner le moral, et pour cause, un poisson vient de gober un peu en amont. Même scénario, je me rapproche, 3/4 aval du poisson et tente tan bien que mal de faire passer ma mouche sur sa trajectoire. C'est pas vraiment le cas, mais le poisson n'était pas très regardant et monte quand même dessus ! Ferrage et .... manqué ! Rebelote 10 minutes plus tard 20m au dessus. Le manque de pratique se fait cruellement sentir et je paye cher mes erreurs. L'éclosion se termine là dessus et je reprends ma canne à toc pour quelques derniers coups de lignes dans la veine de la veille, on sait jamais peut être que la grosse va re-sortir. Je peigne tranquillement quand tout à coup, en fin de coulée, alors que mon vers ondulait en surface et que je m'apprêtais à relancer, je suis attiré par un vacarme terrible en surface. La très grosse truite d'hier a tout simplement bondit sur mon vers tournant. A peine le temps de la sentir au bout de ma canne qu'elle se décroche. Incroyable ce poisson fait preuve d'une agressivité hors du commun. Il me faut donc absolument récupérer ma canne à leurres dans la voiture de Simon pour la prendre ! Après 3/4 d'heure de recherche, je retrouve Simon et Coline. Ils étaient allés "voir" une bordure,  sans canne à la base puis finalement il y avait une truite donc ils sont allés chercher la canne et ainsi de suite... Bon, ils ont pas été gâté par la chance non plus (hameçon ouvert sur un gros poisson, casse, décroches).

     Bref, je monte un PN et c'est parti je me dirige vers la veine, plein d'espoir, persuadé qu'elle va se ruer sur mon leurre au premier lancé. Et là, très grosse désillusion : il y a deux pêcheurs aux leurres 15m en amont du poste.... Y'a plus qu'a prier mais bon, je dis à Simon que ce poisson est tellement bête qu'elle va prendre au premier passage ... ça n'a pas loupé, le type a lancé plein aval et mouliné à 300 km/h et PAAAAN poisson. C'est gros, plus de 55 surement mais nous ne saurons jamais puisqu'il n'a pas mesuré. Le dégoût m'envahie. Après le beau poisson décroché en sèche, je me fais voler ce poisson splendide qui me narguait depuis 2 jours.... 

     On décide d'aller dormir dans un hôtel pour la nuit. Une douche ça fera quand même pas de mal. Fallait voir nos têtes quand on s'est pointé à l'accueil de l'établissement, bon marché certes, mais à minuit, trempés et blasés... La nuit sera courte, le lendemain on monte sur la Haute Rivière d'Ain. Pas grand chose à dire, peu de touche, pas de truite. C'était pas fou donc on retourne sur la Bienne pour le coup du soir. Je pêcherai une nouvelle fois seul, Simon et Coline ont repris leur bordure de la veille. RAS de mon coté, et une nouvelle succession de loupé pour Simon en sèche. Dur dur. Ah, j'ai failli oublier, j'ai un pneu presque à plat et je décide de rentrer à Toulouse. Du moins, de faire la moitié de la route le samedi soir pour rentrer tranquillement le dimanche. Enfin, c'est ce que je croyais... 7 stations services n'auront pas suffit à trouver un manomètre en état de marche, j'ai fais 100 bornes avec un pneu complètement à plat et ça commence à craindre. Je décide donc de le changer. Première fois de ma vie que je monte le cric, c'était comique. Je vous passe gracieusement les détails, et je pars donc pour une nuit à l'hotel. Le lendemain le programme est simple : 700 bornes à 80 sur l'autoroute. C'était une journée géniale, 9h dans la bagnole, un plaisir ! Je fais étape chez Matt et Lenka, leur week end n'était pas mieux que le mien, on se remonte le moral avec du bon pain, un pâté maison et une quille de rouge. J'ai vraiment beaucoup de regret sur ma pêche du week end, des lacunes en grande rivière et pêche des gros volumes d'eau que je paye très cher, c'est un point qu'il va falloir que je travaille à fond cette année pour plus passer à côté comme ça. 

     Un passage chez une chaîne de garagistes connues le lundi matin, encore une bonne nouvelle : 4 pneus à changer, le parallélisme à régler, et les triangles sur les deux roues avant à changer. Bon... Ok.


     Une semaine d'hésitation sur la destination du dimanche et du lundi. Le dimanche sera une journée de pêche normale en grande rivière avec Matt et Lenka : une douille. La Miss nous régalera de 3 arcs, elle s'apprête d'ailleurs à écrire un papier là dessus : "Truites arcs en ciel en pêche aval, ne pas lésigner le mou créé par le corps en opposition au courant". Heureusement, y'a le Ronald salvateur le midi, et l'omelette Classique de Lenka le soir. Une nuit dans le canap' avec la 10ène de chatons qui peuplent le salon plus tard, et je suis repartis pour pêcher, seul cette fois, tandis que les tourtereaux partent bosser. Triste sort.


     J'ai le fouet et la canne à leurres dans la bagnole et ce sera encore de la grande rivière. Je fais suivre un poisson assez rapidement, ce dernier se poste dans mes pieds et ne bouge plus. Je me dirige doucement vers la bagnole pour aller chercher le fouet, je monte un gammare signé Matthieu Vieilhescazes et tente une approche discrète. Le poisson est toujours là. Un coup d'arbalète, elle se décale et prend la nymphe avant même qu'elle ait touché le fond. Ferrage des familles et c'est pendu ! Premier poisson sorti avec ma canne à mouche achetée presque 2 mois plus tôt ! Mieux vaut tard que jamais me direz vous... Bon, on fera abstraction au fait que cette pauvre truite n'a ni nageoires, ni couleurs. Vous m'en voudrez donc pas de pas la partager ici. La luminosité est vraiment faible, beaucoup trop pour faire les bordures et repérer des poissons. Couplé à mon niveau inexistant en nymphe à vue, je décide de poursuivre aux poissons nageurs, bien que cela ne m'enchante guère tan la technique est aléatoire. Sur une bordure encombrée je prends un gros caramel sur mon DContact 72 avec seulement une 10ène de mètres de bannière. Je ferre, c'est coffré, je bride à fond sans avoir aucune idée de la taille du poisson tout simplement parce que j'ai pas le choix. ça arrive devant l'épuisette et en fait c'est gros. Elle peine à rentrer mais elle y est ! Ah, beh après tous ces épisodes de malchances, je suis peut être revenu à un karma normal ! Poisson splendide, que j'espère pouvoir reprendre à la mouche dans quelques temps.
Enfin, la délivrance !
Malédiction levée, le reste de la journée ne m'importe peu, je suis sur un petit nuage. Rien d'autre à signaler, si ce n'est l'attente d'une éclosion qui n'arrivera finalement pas et le fait que ma bagnole fait un bruit atroce lors de chaque virage à gauche.

Rrhhaaaaah c'est peut être pas finit, affaire à suivre.
Merci à Jean-Mi, Simon&Coline pour le road trip qui était quand même cool malgré tout, à Matt&Lenka, une vraie chambre d'hôte de compet' avec de quoi faire du dubbing de chat pour 35 ans facile ! 

Bisous ! 
A+ Benji

 

dimanche 10 mai 2015

¡Ay Carança !

     C'est avec les jambes encore très courbaturées que j'entame ce nouveau récit. Je suis rentré tard dans la nuit d'un road trip Pyrénéen plein de poissons et de paysages splendides. Encore une virée en terres catalane, l'odeur des pinèdes au bord des torrents montagneux m'avait manquée. Cette fois je me suis un peu plus organisé mais ça m'a quand même pas empêché de passer une nuit dans la bagnole, je suis parti jeudi en fin d'après midi, j'ai acheté beaucoup de vers et de quoi survivre le temps d'un long week end.

     2h de pêche le jeudi soir me suffiront à rentrer 10 poissons maillés sur un cours d'eau que j'avais pêché le week end dernier et qui n'avait pas été fantastique. Les poissons ne sont pas tous jolis en robe mais certains sortent du lot quand même :

C'est un peu Rio de Janeiro en période de Carnaval les robes là bas mais y'a quand même des trucs pas trop moches.


Dans un cadre toujours aussi agréable.


     Ensuite, à la nuit tombé, je suis allé dormir sur le parking du départ de la rando des gorges de la Carança. Un circuit touristique avec une boucle d'1h30, des ponts suspendus et des passerelles en bord de falaise. Mais ce n'est pas ce qui m'intéresse, au delà des gorges, après une longue marche (4h30 annoncé depuis le parking) et 1000m de dénivelé positif, se trouve un petit refuge : le refuge du Ras. Première rando de la saison, on commence fort pour se mettre en jambe. La Carança y coule paisiblement, ou pas vu le débit en ce moment, mais elle y passe bel et bien et il s'agit d'un coin assez réputé pour ses truites méditerranéennes splendides !

     Mon périple commence donc le vendredi matin, 5 réveils entre 6h et 6h10 pour assurer le levé et ne pas partir trop tard, un café et quelques barres céréales et je m'engage, sac chargé à bloc, dans une première 1/2 heure de monté assez rude. Je me retrouve sur une corniche qui surplombe la rivière d'une 100ène de mètres, tout simplement splendide ! Un grand plat, très très très très long s'en suit. C'est là que commencent les nombreuses passerelles, échelles et autres ponts suspendus le long de la rivière. En effet, le chemin change de berge tous les 500m à cause de l'inaccessibilité des gorges par endroits et le meilleur moyen de traverser reste les ponts. Très ludique malgré que ce soit un peu bancale, on s'y habitue et ça en devient presque plaisant. Pas le temps de s'amuser, les truites sont là haut et j'essaye de pas perdre trop de temps. Une fois sorti des gorges, le sentier traverse un sous bois, très agréable au petit matin, je croise même une flopée d'isards. le refuge est situé au coeur d'une vallée, j'y arrive sur les coups de 10h30 après 3h30 de périple. J'avoue être plutôt content de mon rythme soutenu tout au long de la monté, mais j'ai quand même quelques crampes et bonnes courbatures en arrivant en haut. Je décide de monter ma tente et mon campement et de manger un morceau avant de commencer à pêcher. 3 pêcheurs sont déjà en place, ils ont l'air d'avoir passé la nuit au refuge, non gardé à cette période.

Simon, celle là elle est pour toi :)

La Corniche au petit matin

Les gorges

Fameuse passerelle

Un truc à faire une fois dans sa vie quand même !

ça pousse un peu en fait...

     J'ai commencé par pêcher l'aval du refuge, en remontant. Pas mal de poissons pris, des robes vraiment belles et une taille moyenne très correcte pour les 1800m d'altitude ! Le ciel se voile et devient menaçant, je retourne à mon campement avant l'orage. C'était annoncé et c'est peut être ce qui fait que pas grand monde n'a pris le risque de monter ce matin. Pluie, vent, grêle même. Il ne durera que 2h et ça me laisse 4 bonnes heures de pêche avant nuit. Et quelle pêche ! Des poissons attablés, agressifs et bien mordeurs. Beaucoup de touche, avec un bon taux de réussite, super conditions malgré le débit très fort du torrent. Je sélectionne les coups de ligne comme mes maîtres me l'ont enseigné et ça paye : les poissons sont près des caches et des les grandes veines laminaires. Le peu de postes pêchables sont très prolifiques. Je me régale et sur les coups de 20h je me décide à faire un feu pour me réchauffer et préparer le repas. Un menu classique du randonneur : truite-lentille. Ce qui permet de changer un peu du classique "truite-semoule façon Olivier Plasseraud".


Enfin, le refuge du Ras !!
                     

Superbe ligne latérale !


La Carança bordée par ses pinèdes qui donnent ce doux parfum si agréable...


Le  plus beau poisson du séjour.






Avant l'orage


Repas des grands soirs !



Dur dur le retour


      Après une nuit difficile (très froide, la tente n'a pas séchée...) je suis réveillé aux premières lueurs du jour. Je rallume mon feu pour me réchauffer et boire mon café tranquillement et j'attaquerai la pêche. Deux heures de pêche pour un poisson seulement, l'eau étant froide avec la fonte, les poissons ne s'alimente qu'à partir du milieu de journée lorsque les températures sont un peu plus élevées. Je plie donc mon campement et prend tranquillement la route du retour. Je croise les gardes fédéraux dans la descente, pas de bol, mal carte est restée dans mes waders, dans le coffre de la bagnole. Je suis donc sensé envoyer un mail lundi matin avec la preuve que j'ai bien ma carte de pêche. Bon, j'étais pas en action de pêche lors du contrôle donc franchement, je pense que je risquais rien mais j'ai joué la carte de l'honnêteté et j'ai pas cherché de problèmes. Etant moi même en stage dans une Fédé...

     Beaucoup de touristes remontent les gorges, ça se prend en photos sur les ponts suspendus, ça piaille et hurle dans tous les sens... C'était beaucoup plus calme et agréable en haut. Ce retour est vraiment pénible, entre les pères de familles, qui montent à midi avec leurs gosses, des basket au pieds et les espagnols qui balancent des gros bloc dans la rivières depuis les ponts quand tu fais preuve d'un peu de courtoisie en décidant de les laisser passer... J'arrive pas à comprendre comment ça se passe dans le cerveau d'une personne dite "normale" qui choisit de partir en rando au moment où il fait le plus chaud, avec des gamins parfois en bas âge ?! Sans dec' il est où l'intérêt ? Faudra qu'on m'explique un jour, mais franchement y'a de quoi les écœurer les mômes !

     Bref après cette petite parenthèse, j'arrive sur le parking vers midi. Le temps de manger un sandoc' pris au snack bar attrape touriste. Je recommande fortement une discussion avec la gérante, ça permet de se sentir vraiment très intelligent. J'en dis pas plus, ce sera la surprise pour ceux qui se risqueront à y aller... Hahahahaha


     Sur ce, je me décide à aller faire 2 rivières pour l'aprem' + coup du soir avant de rentrer à la maison. L'idée de prendre une bonne douche et de dormir dans un lit me fait quand même sacrément envie. Mais je me déconcentre pas. Première rivière, niveau très très bas, incroyable, EDF a fermé les vannes et le débit est le même qu'en plein mois de juillet alors qu'on est en pleine période de fonte... Merci l'hydroélectricité pour ces variations de débit en l'espace d'une semaine, qui font passer d'un débit classique fonte des neiges à celui d'étiage du mois de juillet... ça, ça fait clairement pas rêver !
Les poissons me captent à 100m, je m'assoies dans l'herbe, allume une clope et passe un coup de fil à Simon pour me remonter le moral. L'idée qu'il aille pêcher le pike me redonne le sourire. Le pauvre... Je vais donc m'achever pour le coup du soir sur la même rivière que jeudi, même parcours et encore une fois très bon. Il faut pêcher lourd dans les veine avec le plus grand couple vitesse/profondeur. Les poissons s'enfilent comme des perles. Et là, une chose qui ne m'était encore jamais arrivée à la pêche : un autre garde fédéral qui me contrôle ! Que les mauvaises langues qui se plaignent qu'ils ne font pas leur boulot se taisent. On discute un peu, cette fois j'avais ma carte sur moi et il va pouvoir témoigner de ma bonne foi auprès de ses collègues. Très sympa pour le coup, si il passe par là c'était vraiment sympa d'échanger au bord de cette rivière où la densité de poisson est quand même incroyable ! Je prendrai quelques tofs en vitesse et pas de tous les poissons mais je me suis quand même sacrément régalé.







     Voilà de quoi bien terminer le séjour. Encore une fois, même si il est a 615 bornes, je suis contraint d'avouer que les plans de Simon sont très bons, étrangement beaucoup moins foireux que quand il était ici (bisous poulet). Moral au beau fixe, des images plein la tête, il est temps de rentrer et de s'arrêter sur la route pour un Ronald bien mérité ! Après une vaine tentative à 23h04 dans un premier qui fermait à 23h00 je trouverai mon bonheur à Pamiers, Drive jusqu'à 1h le vendredi et samedi, y'a du monde mais quand on est servit, ça va de suite mieux !

     Aujourd'hui il a fait beau mais j'ai préféré me reposer, lire les conneries des mecs qui pensent tout savoir de la pêche à la truite sur Facebook (y'en a beaucoup mais y'en a quand même un qui sort du lot), ça m'a vraiment tordu de rire. Les batteries sont rechargées à bloc pour le week end prochain, bien que cette nuit j'ai eut encore un peu d'acide lactique dans les jambes.
L'auteur, votre aimable serviteur.


     A+ Benji

dimanche 3 mai 2015

La Cerdagne, ça vous gagne !

     Avant de démarrer le récit de ce week end en pays Catalan, je tiens à m'excuser de l'absence de publication pendant ce mois d'avril compliqué. Ce n'est pas que je n'ai pas pêché ou pas pris de poisson, non ! C'est juste que les photos attendent sagement dans l'appareil photo de Matt.

     Parenthèse fermé, passons à des choses plus intéressante.
Vendredi, pour pas mal de gens c'était l'ouverture du carnassier. Pour moi, c'était le début d'une grande remise en question hebdomadaire : que faire ce week end ?

     Les grandes et moyennes rivières Pyrénéennes sont en crue, ça fond à bloc et il a plu toute la semaine. Je regarde les hauteurs de neiges des massifs, et la solution la plus logique à l'équation me semble être les PO. 25cm de neige en haut du Canigou (+/- 2400) ça sent bon la fin de la fonte et des rivière qui peuvent être en place.

      Météociel annonçait de la pluie vendredi, du coup je suis resté au chaud en attente de décision. Partir tout seul deux jours dans un massif que je ne connais pas ne me faisait pas peur, cependant, je craignais quand même de faire 500 bornes pour pas pêcher beaucoup ne connaissant pas les niveaux de références des rivières de cette vallée. Une fin d'aprem et quelques pizzas avec Matt et Stara plus tard et ma décision est prise, je partir le samedi matin à l'aube. On consacrera notre soirée à papoter devant Seasons et prier à la fin de chaque reportage pour que le suivant ne soit pas "La Chasse de la Bécasse en Corse".

     Je prends donc la route au petit matin, pas vraiment en confiance mais motivé quand même. J'arrive sur la première rivière sur les coups de 9h30. C'est un peu fort mais ça pêche quand même. Je prendrais 4/5 poissons en 2h. Parmis le lot d'atlantiques un peu hybrides je prendrai une med' sublime.
Et au milieu coule une rivière 

J'ai pas le mots.
     Vers midi je suis de nouveau sur la route, en direction d'une autre rivière encore plus prometteuse. Je m'arrête manger un morceau en route rapidement, pas une minute à perdre ! Je cherche sur la carte les accès à la rivière les plus loin de la route possible sur les conseils de Matt et après presque 1h de marche : Hallelujah !
Le Montana en France; les Cutthroat en moins.
     Je prends des poissons très vite, les robes sont là aussi splendides. Bien que les touches soient fréquentes je trouve que je passe pas assez creux et je rajoute un peu de plomb. La différence se fait sentir immédiatement et chaque coulée se fait sanctionner par un arrêt buffet. Le moral remonte en flèche !





Incroyable la disproportion de la queue de celle là ! 


Je m'en lasse pas...
     17h je n'ai plus de vers tellement la pêche aura été productive. Malgré le fait que je pensais être suffisamment loin de la route pour être seul, je croiserai quand même un autochtone, il avait pêché devant moi tout le parcours, comment avait-il pu laisser derrière lui autant de poissons ? Je ne tarderai pas trop à le savoir. Je n'ai pas eut besoin de regarder plus haut que la plombée pour comprendre. Le vers esché à son hameçon était aussi gros que mon majeur, et malgré que je n'ai pas des mains de maçon, c'est gros ! Il m'indique gentiment un endroit où je serai susceptible de trouver des appâts. Je m'y rends en priant pour que ce soit encore ouvert : Bingo ! Il ne s'agit absolument pas d'un magasin de pêche mais plutôt d'une boutique souvenir avec quelques produits locaux et 3 cartes postales qui se tirent la bourre sur le présentoir. La propriétaire parait surprise de voir un jeune français demander des appâts a 17h30 et me montre ce qu'elle a. C'est à dire pas grand chose : des boîtes de vers de la même taille que ceux du Mr rencontré précédemment et des teignes. J'aime pas trop pêcher à la teigne en début de saison, pour moi les petits vers sont un passe partout très efficace. Bon, vas pour une boite de teigne et une de gros vers, faute de mieux. 7€50 pour l'ensemble... Je savais pas que la TVA était à 80% en Catalogne. Bien entendu, elle ne prend pas la CB avant 20€ donc je m'efforce de choisir une bouteille d'apéritif que j'offrirai innocemment à mes parents le dimanche soir une fois rentré.

     Il est déjà 18h quand je me remets en route, y'a pas grand chose pour acheter à manger dans ce désert montagneux sublime et je préfère me concentrer sur mon coup du soir. Je choisirais finalement un affluent qui ne paye pas de mine comme ça, mais j'y crois.

     Après quelques petits poissons, je concrétise une touche sur une grande veine laminaire par un poisson splendide :



A très très bientôt Mademoiselle.
     Ce sera tout pour ce coup du soir, il est temps de trouver un endroit pour passer la nuit. Ma voiture me servira de maison d'hôte, trop crevé pour monter la tente et je m'endors sans manger sur les coups de 20h30 après avoir lu quelques chapitres de Gierach. Que demande le peuple ?

     Dimanche matin, question existentielle : que faire aujourd'hui ? Je décide de besogner au PN le matin, sur différents secteurs bien en aval de la rivière de la veille. Je chercherai des berges sujettes à gobages pour le coup de midi et ferai un crochet par des petites rivières audoises dans l'aprem pour le retour. Un programme chargé en somme !

     Je m'attaque donc à ma recherche d'un gros poisson au PN, après 3 secteurs infructueux je prendrai une grosse baigne dans un mort. C'est très très gros et ça prend du fil. J'y ai cru... à la grosse med' sublime, je me la suis imaginée en 10ènes d'exemplaires. quand le poissons arrive à l'épuisette (merci Matt' pour le prêt, elle aura au moins servie à quelque chose) je reviens à la réalité, il s'agit d'une arc. Une très grosse arc...


She's a fucking rainbow
     Je me décide à quitter les PO aux environs de 14h après un passage obligatoire au Ronald. Un maxi best of plus tard je suis de nouveau sur les départementales de montagnes que j'apprécie énormément. Les paysages sont sublimes, j'en prends plein les yeux.



     Me voici arrivé dans l'Aude, je trouve un parcours très bas, ce qui ne correspond pas du tout au niveau qu'il devrait avoir étant donné la période, mes doutes se confirmeront plus haut, c'est un tronçon court-circuité. Je ne prendrai qu'un seul poisson correct sur toute l'aprem jusqu'au soir, ça peut pas être carnaval tout le temps non plus.

A noter mon superbe backing des familles
     C'est presque la larme à l'oeil que je prends le chemin du retour, la tête pleines de paysages et de désir d'y revenir. Le premier panneau "Toulouse" me fera définitivement tomber en dépression.

     Il est tard, demain faut aller au taf et ça, ça fait pas rêver, une chose est sure : on y reviendra très vite !

A+ Benji

PS : encore merci à Matt et Simon pour les tuyaux de dernières minutes qui auront fait que ce week end était vraiment vraiment cool !