Paperblog : Les meilleures actualités issues des blogs Et pour quelques truites de plus. Le blog de Benji: 2015

This is my heaven

This is my heaven

lundi 7 décembre 2015

Mettez un titre à cet article

      Bonjour à tous, ça faisait depuis la fin de l'été que j'avais pas pris la peine d'écrire et je suis déjà en panne d'inspiration pour un titre. Pas facile de trouver une accroche qui ait un lien avec cet article. Du coup, je vous propose de choisir vous même, dans votre tête le titre qui aurait été le plus adapté et de faire comme si c'était celui que j'avais choisi.

      Le retour dans les Pyrénées aura été difficile pour la fin du mois d'Août. Septembre, reprise des cours, pas trop de temps libre et un moral en berne seront des adversaires de taille pour mon temps de pêche. Quelques poissons cependant mais rien d'extra-ordinaire. Du coup, j'ai tout l'hiver pour monter des mouches, bouquiner, passer mes dimanches dans le canap' à réfléchir à des futurs sujets d'articles.
Pour m'aider dans ma quête, j'ai décidé d'accueillir Simon.

      Pour faire court, il fut l'un de ceux qui m'ont donné ce goût prononcé pour la pêche de la truite dans mes années d'adolescence. A l'époque il était encore étudiant, portait une visière blanche un peu sale, des petites lunettes rondes, larges comme des culots de bouteille et ses cheveux longs et hirsutes lui donnaient une allure qui peut surprendre au premier abord. Son argument principal fut qu'il s'agissait d'un filtre extrêmement efficace contre les filles imbues et superficielles. Les années passent et ne se ressemblent pas, ça fait maintenant 7 ans qu'on se côtoie  et on arrive toujours à faire des trucs différents, idiots et plus dépourvus de sens les uns que les autres mais toujours dans la joie, la bonne humeur et le rock'n roll.

     Pionnier de la pêche en lacs de montagne, il détient le record du plus grand nombre de techniques différentes pratiquées à plus de 2500m d'altitude. Anciennement pigistes dans divers revues halieutiques, amateur de thématiques polémiques comme d'explications techniques concrètes, il mérite largement sa place sur ces pages ! Co-auteur d'une oeuvre qualifiée de biblique par ses pairs et ancien grand compétiteur de pêche aux appâts naturels.

     Je trouve l'idée de le laisser s'exprimer ici vraiment chouette, ça permettra de meubler un peu mais aussi d'apporter une vision et une plume un peu différente et plus élaborée que la mienne. J'imagine que son premier article est pour bientôt, bon courage à tous les réfractaires de la pêche aux carnassiers, et aux autres aussi, je compatis.
Prise avec une tête orange archaïque certes, mais efficace !
 J'ai choisi une photo qui décrit le mieux mon compère : bouche entre-ouverte et la visage stoïque :
 J'avais oublié de mentionner la polaire verte de grand standing, elle aussi très archaïque.

Votre fidèle serviteur vous salue !
A+ Benji

   

jeudi 6 août 2015

La Truite et le Lion

     Je ne possède pas la prose de La Fontaine donc ne pourrai malheureusement pas écrire de fable à ce sujet, ce qui je l'avoue m'a un peu traversé l'esprit. Il n'est pas dans mes habitudes de m'intéresser à l'actualité quand je suis en vacances, or cette histoire m'a inspiré. Pour tout vous dire, je l'ai découverte grâce à un commentaire on ne peut moins pertinent sur une photo d'une amie sur Facebook. Un malotru a quand même osé lui dire qu'elle ne devrait pas poser en photo avec une truite suite à cette affaire de lion. J'ai trouvé ça d'abord drôle, puis sacrément idiot quand 1) j'ai notifié que la photo date du 9 juin et 2) qu'en plus il était sérieux. De plus, la photo en question représente un poisson vivant qui a été remis à l'eau. On peut pas en dire autant du lion, ce qui est un autre débat.

     Je me demande jusqu'où est capable d'aller cette mentalité intégriste, qui apparemment ne s'applique pas qu'à la pêche vu le scandale que fait cette histoire de safari. Les journalistes se défoulent, de la même manière que des hyènes sur une carcasse de gazelle. N'y a t-il pas plus grave à l'heure actuelle qu'un lion "mascotte" abattu à l'arc par un riche américain (plutôt couillu) en manque de sensations fortes ? Quand les grosse truites issues de la pisciculture de Soueich sont tuées par dizaines le jour de l'ouverture dans la Garonne, personne ne s'indigne, il s'agit pourtant des mascottes du Comminges.

Vais-je être lapidé sur la place publique pour avoir posé cette truite sur les pierres le temps d'une photo ?

N'ayez craintes écolos ou intégristes, elle est vivante et repartie dans son élément !
      Il semblerait que pour des milliers de personnes la Terre s'est arrêtée de tourner le jour où, la bête fut abattue. Cet intellectuel aurait pu se contenter de le ramener chez lui discrètement et d'en faire un tapis... Mais non, les gens ont cet éternel besoin de reconnaissance qui finit toujours par leur nuire. Cruel manque de discernement pour le coup. Maintenant il se retrouve "Most Wanted" et ne va pas tarder à faire son apparition sur la fameuse liste du FBI aux côtés des plus grands terroristes et autres tueurs en série.

      Pendant ce temps, au Zimbabwe, des millions de personnes meurent de faim, et les dirigeants politiques du pays (si on peut appeler ça comme ça) font la chasse à l'homme. C'est l'arroseur arrosé. Le chasseur chassé. Le monde de la pêche aujourd'hui est un peu comparable à cette affaire. En effet, la moindre truite morte postée sur un forum ou les réseaux sociaux et le pauvre type se voit subir son propre procès en direct dans le fil de commentaires. J'espère que les pseudo-écolos ne me tomberont pas dessus si je garde quelques truites pour les savourer en famille.

     Je crois que le pire de tout dans cette affaire, ce sont les américains qui manifestent en l'honneur de ce lion. Le New York Times a posté une photo de manifestants brandissant une pancarte " I AM CECIL" (le nom du fameux lion). Comment peut on comparer la mort d'un lion avec celle de plus de 10 personnes dans un attentat terroriste ? Ils sont fous ces ricains...
Ce saumon de fontaine a été inculpé pour s'être nourri abusivement de trichoptères témoignant de la bonne qualité écologique du cours d'eau, procès à suivre lundi prochain.


     Vivement un coup du soir endiablé suivi d'un bon plat de truites propice à réflexions,pour se dire qu'au bout du compte, il y a beaucoup plus grave dans le monde à l'heure actuelle !


A +
Benji

dimanche 2 août 2015

Ignita, Oh Chiquita !

       De retour en France après une semaine de dépaysement total à l'espagnole. C'est à bord de mon bolide que nous quittons Briançon avec Simon, direction le piémont Pyrénéen pour faire une étape à l'hôtel de la déroute chez Matt&Lenka. Ce qui ne devait être qu'une étape nocturne se transforma en 1 jour et 2 nuits de glandouille dans le si célèbre canap' rouge vif qui orne le salon. A noter que Matt nous a sorti une phrase mythique alors que nous discutions tranquillement sur la terrasse, à 3h de son réveil, que j'ai noté dans le "carnet de sortie" de mon cerveau :  " Pfffff, nous, même au chub' on douille". Une aprem' de pêche quand même, sur l'Ariège, avec pour but de repérer et pêcher à vue quelques beaux poissons, écourtée par la teinte chocolat de l'eau. Pas de bol, ça commence mal.

     L'étape chez Matt&Lenka nous aura quand même fait du bien, ne serait ce que le peu de temps passé en leur -bonne- compagnie. On aura pu monter quelques mouches supplémentaire qui, grâce aux conseils avisés de Matt, s'avéreront cruciales !  Nous voilà sur la route de l'Espagne et de ses truites splendides. Cependant, la raison principale de notre périple n'était pas la pêche, dur à croire j'imagine mais véridique ! Nous allions à la base assister à un concert de Mark Knopfler au fin fond de l'Aragon. Concert sympa, il faut reconnaître qu'il est plus trop en canne le Marko. Et même si la version de "Sultan of Swing" n'était pas la meilleure qu'il eut fait, c'est toujours super plaisant de voir ce genre de type à l'humilité débordante.


      Après 2 jours à zoner dans le festival roots, à manger des sandocs/frittes bon marché et boire des bières à outrance, nous sommes enfin en route pour notre premier coup du soir ! On connait pas du tout le bassin versant choisi, ce sera donc de l'exploration pure et dure. Le parcours du soir sera un parcours no-kill en plein centre ville. On y a repéré des beaux poissons attablés et ça nous motive à insister pour en faire croquer une ou deux. La luminosité au bord de l'eau est déplorable, on y voit pas à 3m, notre stratégie est donc simple : l'un pêche et l'autre fait office de guide 10m en surplomb. Le coup est un grand pool suivi d'un large plat assez maigre. Les poissons sont tous alignés entre la fin et la tête du plat. Simon reste au dessus du muret et je descends attaquer le premier poisson. C'est gros, on l'estime à 50. La truite se nourrit sous l'eau, j'attaque donc en nymphe, sans voir le poisson et guidé par Simon. J'y ai passé le 3/4 de ma boîte sans susciter la moindre réaction. Mes lacunes dans ce domaine sont vraiment grandes et je suis très motivé pour progresser. Le destin semble être de mon côté puisque ce même poisson est monté pour gober un insecte dans la pellicule. Le gobage était très discret mais on l'a bien vu tous les deux. Un regard complice de Simon suffit à me faire comprendre que c'est le moment de passer en sèche et que ce poisson est vraiment prenable. Étrangement sans la moindre pression, je rallonge ma pointe et change de mouche. J'opte pour une oreille de lièvre que j'humidifie afin de la faire passer dans la pellicule. Le poisson l'ignore totalement malgré 2 bons passages. Je re-change de mouche et opte pour un modèle de Matt : la dry ANR MV31. J'en ai monté une série lors de notre passage. Il s'agit en fait d'une imitation d'ignita on ne peut plus simple mais dont la recette sera tenue secrète. Il aura suffit d'un bon passage pour entendre Simon dire : " Elle monte !! " et distinguer un micro gobage sur ma mouche. Elle est piquée et c'est parti pour le combat. Elle prend tout de suite les rapides et me force à descendre sur une centaine de mètres. Simon assure l'épuisettage dans les règles de l'art. Et c'est sous la clameur de la foule locale que je laisse échapper un grand cri de joie/soulagement.
Voilà de quoi bien commencer le séjour !!
       On s'assoie sur les blocs le temps d'une clope et les rôles sont inversés. Simon attaque en nymphe et j'ai beaucoup de mal a voir où tombe sa mouche lors des posés à cause du vent qui s'est levé. Il fait croquer un poisson rapidement mais j'ai pas été assez réactif et il le manque. Quelques minutes plus tard, rebelote et cette fois il ouvre son compteur avec un poisson correct.

      Je le rejoins dans l'eau, les poissons se sont mis à gober. On prend quelques riquettes chacun en sèche. J'aperçois un poisson qui mange en surface dans très peu d'eau sur ma bordure. Je monte un sedge que je vois bien et commence mon approche. Cette truite est dans une retourne, je pose la soie sur les graviers qui configurent le poste et ma mouche vient se déposer délicatement en surface. Quelques secondes d'attente plus tard, ma mouche se fait happer. Ferrage, cassé ...

     Un autre poisson viendra manger dans cette retourne quelques minutes plus tard et Simon se chargera de la prendre sans problème.
Notez le cadre exceptionnel :  parcours syndicat d'initiative en centre ville avec des truites sur-pêchées mais splendides tout de même.
     Il fait nuit noire et il est temps pour nous de trouver un hôtel pour un repos bien mérité. Une longue journée nous attend le lendemain ! 
     On décide d'attaquer sur le parcours de la veille histoire de se mettre en jambe, puis d'aller explorer quelques kilomètres en amont et en aval de ce dernier. Simon prend rapidement un poisson correct à vue, je me contente du poste de surveillance, perché sur les remparts. L'exploration n'aura pas été très prolifique, peu de touches en pêchant au fil, aucun poisson repéré. On note une grosse concentration dans le fameux parcours du centre ville et décide d'y revenir pour la fin d'aprem et le coup du soir. J'attaque un gros poisson en nymphe, Simon est derrière mais cette fois ci je la vois relativement bien et après quelques minutes, c'est bien ma nymphe qu'elle a croqué. Ferrage dans le vide. On y a cru... Elle prendra une deuxième fois, et je serai gratifié d'un nouveau ferrage à blanc. Y'a beaucoup de boulot dans ce domaine mais comme je l'ai dis plus haut, c'est vraiment stimulent cette pêche ! 
Ouverture des hostilités, avec les tapas du ptit dej' en cours de digestion.

     Simon attaquera à son tour ce poisson après l'avoir laissé reposé un peu, et il la manquera lui aussi, avec des nymphes dont lui seul détient le secret ! On est vraiment pas bons, les ratés s’enchaînent et pour couronner le tout, notre coup du soir sur le plat sera gâché par deux baigneuses qui, sans gêne, feront des traversées de la rivière 20m en amont. Le restau du soir nous remonte le moral.


     Deuxième journée de pêche, on décide de prendre un peu de hauteur, en montant sur la tête de bassin. Des paysages à couper le souffle, la différence avec le côté français est époustouflante ! Ma voiture sera mise à rude épreuve dans les chemins caillouteux et on s'en sortira sans encombre.
On est pas bien là ? 


Profil plat, même maigre ça pêche grave ! 

Petite zébrée espagnole 

Petite sieste dans le champs espagnol, rien de tel pour se ressourcer.
     On aura pris quelques poissons mais ça mégotte beaucoup là haut, on reprend la route, pour changer de rivière et essayer de trouver un poste pour le coup du soir. Chose faite rapidement, on attend les gobages assis sur la berge et ces derniers n'arriveront que la nuit tombant. Par contre c'est un festival, ça gobe partout et Simon me met une bonne branlée. Je suis complètement passé à coté ! Par contre niveau tofs, il a beaucoup moins assuré.

Tof de coups du soir façon Scodavolpe, le feu ! 
     Voilà de quoi nous mettre en confiance pour la dernière journée du séjour ! Et cette dernière ne pouvait pas démarrer sans un petit déjeuné d'exception.

Ptit dej' diététique comme on aime !
       On explore la rivière dénichée la veille et le profil nous satisfait amplement :

      Il en est de même pour la qualité visuelle de ses habitantes.
Poisson sublime pour Simon avec une cuivre volée dans ma boîte.



   
Blue Winged Olive, la mouche du séjour.

Le résultat d'une semaine de débauche
      Cette dernière journée se soldera par pas mal de poisson, une pêche à vue dans les grands coups profonds, super ludique et intéressant. De beaux sujets ont été attaqués, pendant longtemps parfois. Un cruel manque de réussite et des timings de ferrage en mousse nous empêcheront de concrétiser. J'arriverai tout de même à en tenir une qui ne fera qu'une bouchée de ma cuivre avant de filer sous les branches. Le bridage était obligatoire, malheureusement le Stroft 12 n'a pas tenu.

      La même bordure que la veille sera choisie pour le coup du soir, un choix logique bien que pas très osé. Qu'importe on est là pour se régaler et ce sera chose faite une foi que le soleil fut couché et que les premières mouches ont éclos.

Croquage d'ignita une fois la nuit tombée.

La dernière du séjour, faut avouer que c'est dur de reprendre la route après ça !

    

      Pour conclure ce petit road trip en terres hispaniques, on ce sera quand même bien régalé autant halieutiquement parlant que gastronomiquement ! Simon me gratifiera d'une démonstration de main de maître en terme de drague d'autochtones sélectives. Cela déclencha un incident diplomatique d'ampleur inestimable dans la relation d'amitié de ces dames. Je n'ai pas eut autant de réussite quand, en wad' en plein centre ville, à la recherche pressante de tabac, j'ai osé attaqué l'équivalent d'une 50+. La belle déclina ma requête d'échange de numéro, ça doit être mon accent. Le chemin du retour fut long et difficile, heureusement que ma clef USB est garnie de pépites du bon vieux rock'n roll ! 

A +
Benji

mercredi 22 juillet 2015

Décompression totale.

     Il y a une espèce de poisson qui me tient au moins autant à coeur que la truite : le saumon de fontaine. Beaucoup la dénigre pour son caractère non endémique sur les terres de l'hexagone mais je trouve que sur des cas particulier comme les têtes de bassins où les truites ne sont pas présentes et ne peuvent pas se reproduire, leur présence est justifiée. Ce mode de gestion me plaît énormément et n'est pas assez représenté dans les Pyrénées. Il faut reconnaître que c'est un poisson brave et très facile à prendre, or sa pêche n'en est pas moins déplaisante !

     J'ai donc décidé hier matin, d'aller passer mes nerfs sur ces derniers. Quelques mouches sur le morceau de laine de mon gilet suffiront largement pour capturer ces énergumènes que sont les Salvelinus fontinalis. Qui plus est, c'est toujours un plaisir pour moi de me retrouver autour de la barre des 2000m pour exercer mon activité favorite. Le cadre est époustouflant ce qui rend l'excitation encore plus intense.


Putain que c'est beau...

Mon nouveau jardin d'Eden



      Les poissons sont facilement visibles dans les courants, je commence en nymphe pour enlever la pression, et avec la progression du soleil dans la matinée quelques gobages trahissent l'appétit grandissant des malotrus. C'est donc en sèche que se poursuivra cette session, ce qui la rendit encore plus palpitante. Je ferai beaucoup de poissons sur cette demi journée, je ne pourrai je pense, jamais me lasser de la pêche en eau rapide. La taille moyenne assez faible ne me dérange pas le moins du monde et je n'ai pas honte de le dire, je me régale à prendre ces poissons de 22/23.

Quelques truites viendront se mêler à la fête.

Sedge ailes en toit : one shot fly

Un très beau poisson viendra clore la session, j'ai plus de mouches et il faut rentrer manger avec Simon.

Une matinée fort agréable en somme, des poissons de tous calibres, de la pêche à vue et en sèche... que demande le peuple ?
J'avoue avoir eut une pensée émue pour Simon qui était au taf ce matin là. L'aprem sera consacrée à monter des mouches en vue du trip Pyrénéen coté français et espagnol des jours à venir. Rendez vous dans une semaine pour un compte rendu qui s'annonce juteux !!

A plus
Benji





lundi 20 juillet 2015

Des news des Hautes Alpes

      Bonjour à tous, après un long mois de juillet caniculaire meublé par seulement quelques sorties, pas extraordinaires, dans les Pyrénées, je suis désormais en vacances chez Simon. Ici, c'est un peu un no man's land avec des rivières partout et des med' splendides peuplant chacune d'elles. Il s'agit d'un petit teaser façon "Nomlac" histoire de débriefer ce premier week-end déjà très riche en minutes de carbone pliés : tout ce qu'on aime !


      Un montage de mouche en vitesse le vendredi soir après une bonne pizza et un départ tranquille le samedi matin, je vais enfin retrouver des sensations au bord de l'eau. L'une d'entre elle m'avait particulièrement manquée ces derniers temps : la liberté. Et ça attaque fort, c'est le moins qu'on puisse dire, dans un ruisseau à 1700m d'altitude pour 5m de large, mon premier poisson du séjour sera une grosse med' de la 30ène de cm. Mon Dieu qu'elle est grasse ! Splendide même ! Les poissons étaient attablés et la pêche était assez facile, les "coups mixtes" comme les appelle Simon dans ses articles sont gagnants à chaque passage.

Les hostilités sont ouvertes de la plus belle des manières !

"Une si belle nymphe, je pouvais pas la laisser passer ! " m'a t-elle soufflé à l'oreille

Un cadre paradisiaque


Nouvel arrêt buffet, encore un beau poisson


BOUM !

Je suis sur qu'on se reverra !

La pêche à vue est encore plus agréable lorsque le soleil perce les nuages.
Et dire qu'eux, ils bossent tous les jours...



Je suis envoyé en exploration dans un torrent un peu accidenté...

... Et c'est vraiment beau !
Un gros poisson repéré sur une bordure molle samedi qui avait refusé ma nymphe a attiré notre curiosité. On l'estime aux environ de 45 lorsque nous revenons la voir hier. Elle était toujours au même endroit, effectuant son circuit et se nourrissant entre deux eaux. Nous la tentons chacun notre tour en vain. Beaucoup de modèles de nymphes y passent. On s'égare un peu et attaquons d'autres poissons plus modestes mais très jolis quand même. Puis je décide de revenir voir "la grosse" avec un gammare modèle M. Vieilhescazes. Je me positionne et attend patiemment que la truite se rapproche. Elle arrive à ma hauteur. Je propulse le gammare en amont de sorte à ce qu'il arrive bien dans l'axe de la gueule de cette dame. J'ai réussi cette partie de l'exercice. Je ne voyais pas ma nymphe à cause de la profondeur mais quand elle est arrivée à peu près au niveau de la truite, cette dernière s'est légèrement décalée pour attraper quelque chose. Les pêcheurs en nymphe à vue savent que dans ce cas là il ne faut pas hésiter... j'ai ferré. Le contrage de ma canne montre que c'est bien mon gammare qu'elle avait croqué, elle est pendue ! J'appelle Simon en criant de joie. J'ai réussi à faire croquer un poisson qui nous dénigrait nos mouches depuis presque 1h. Quelle satisfaction ! Mais c'était pas gagné, le terrain est plus que périlleux : la présence de gros rochers en bordure et une petite inattention me coûtent que le poisson se tank... Simon saute sans réfléchir, oubliant qu'il a un téléphone portable. Il réussit tan bien que mal à la faire sortir et à décoincer mon bas de ligne des rochers et le poisson est dans la boîte ! Incroyable moment de pêche et de partage entre amis ! Elle n'est pas aussi grosse que ce qu'on pensait mais qu'importe... 


Merci à Matt pour le Gammare, bisous poulet !

Putain, c'te robe...
 Les vacances commencent vraiment bien dans les Hautes Alpes ! 

A très bientôt pour la suite ! 
Benji

samedi 20 juin 2015

Début de saison en lacs de montagne, hyperhidrose d'intelligence !

     C'est une grande première pour moi, cette année, j'ai décidé de n'emporter que le fouet lorsque je monte en lac ! L'objectif est de perfectionner ma technique de lancer. C'est très formateur ! De plus, l'approche est un peu similaire à la rivière, hormis le fait qu'il n'y ait pas de courant, il faut faire preuve d'au moins autant de discrétion qu'en eau vive. L'ouverture des lacs a eut lieu le week end du 30 Mai. Période difficile puisque la majorité des lacs qui m'intéressent (ceux qui nécessite un long périple difficile rendant la fréquentation moindre) sont encore gelés. En effet, je ne suis pas un grand amateur des "autoroutes" ou autres lieux de pèlerinages touristiques.

     L'ouverture 2015 s'est passée dans des petits lacquets du 65, dont tous n'étaient pas encore dégelés. J'étais en présence d'un de mes fidèles compagnons de randos, un gersois bien connu dans le monde du Basket Ball et de la pêche à la mouche : Alex. Personnage atypique, très attachant et bien rustique comme on aime, il est atteint d'une passion dévorante pour les lacs de montagne depuis sa plus tendre enfance.
Le sac chargé, montée de nuit sous la pluie, la saison 2015 est lancée !

Des rencontres fortuites

La neige est encore très présente à 2300.

On voit presque le parking d'ici... Ah non !
Peu de poissons actifs sur ces 2 premiers jours de l'année en haute montagne mais l'essentiel n'est pas là, on respire l'air frais de l'altitude et on se régale de paysages qui nous avaient bien manqués.
Quelques truites quand même :

Il avait besoin de montrer à tout le monde qu'il a une Marryat Tactical....

C'est pas gros mais ça fait plaisir quand même

Si on monte d'un étage à 2400 on tombe sur des patinoires grandeur nature. 

C'était tout pour l'ouverture 2015, pas grand chose en somme, mais cela ne nous aura pas empêché de nous régaler quand même.

     Revenons maintenant au week end dernier, réunion annuelle de l'amicale des intellectuels. A noter les présence de Matt, Simon, Alex, Romain (un petit nouveau) et moi même. J'avoue que j'étais un peu inquiet pour Romain, ne sachant pas jusqu'où pouvait aller son sens de l'humour. La présence d'animaux de notre espèce, réunis en un seul groupe, peut je l'avoue être choquante et laisser des séquelles irréversibles. 

     Simon ayant plus de 600km pour nous rejoindre, nous nous donnons rendez-vous, le vendredi soir tard sur le parking de la rando. Les retrouvailles sont célébrées avec un verre de jaune de plâtre et on commence déjà à théoriser sur la pêche du week end. Il est déjà 3h quand tout le monde va se coucher, Simon et moi sommes bien décidés à ne pas dormir et préparons nos affaires pour la monté. Une micro sieste d'a peine une heure plus tard et nous voilà parti, tous les 5 pour LE coup du matin.

Levé du soleil sur l'Est des Pyrénées

El ZORRO en action !

Cours de pêche à la mouche pour Romain avec Maître Vieilhescazes

Les arcs de souche Bouillouses, splendides

Une med' autochtone, en sèche au milieu des herbiers, un vrai régal

     La pêche ne fut pas facile, les poissons étaient encore léthargiques et maigres. L'activité en surface était relativement faible mais malgré cela, chacun d'entre nous aura eut son lot de poissons. Les nuages envahissent le massif en milieu d'après midi, et le coup du soir se fera sous une pluie diluvienne. On s'abrite pour manger un bout avant de redescendre. Passer la nuit sous la tente avec cette pluie et des températures en chute libre n'était vraiment pas une bonne idée. Ce sera bagnoles avec chauffage à fond histoire de décider du programme de la veille.

     On décide donc de pêcher en rivière, toujours au fouet pour tout le monde en se partageant les secteurs. Romain ira avec Matt, j'irai avec Simon et Alex fera cavalier seul. Le bilan de la mâtiné sera le même pour tout le monde, beaucoup beaucoup beaucoup de poissons. Pour ma part ce sera exclusivement en sèche alors que Simon débute en Nymphe au Fil. J'ai un peu de mal à démarrer malgré une ouverture de compteur au premier posé alors que mon binôme enchaîne les prises. Une éclosion me facilitera la remontée au score et forcera Simon à pêcher en sèche.

Oh, un frère ! 

Celle là était attablée ! 

La roulette Russe a encore frappé !

La pêche à la mouche en eaux rapides, une étape nécessaire pour faire ses premières armes !

Et ça continue 
Nos mouches prennent plutôt cher

Conditions parfaites pour un apprentissage : ça croque comme il faut, peu de refus.


Le plus beau poisson de la journée, en sèche lors du coup du soir pour Simon : magnifique !
Un week end vraiment cool, en très bonne compagnie, Alex nous aura gratifié de quelques paroles à la sonorité unique. Un petit exemple :

      - à 3h du mat':  "Bon, moi je vais sortir le riton "

      - en pissant.... "Tu vois Benji, il est là le Godard"

      - "Putain, Matt, t'es vraiment un pourrit à l’intérieur"

     - "Je suis toujours dans la tente (l'attente ?!)"

Ouais, pauvre Romain, il a passé le week end avec 4 mecs forgés dans le Gers profond... ça a pas du être facile pour lui mais bon, je pense qu'il s'est quand même bien marré et c'est le principal.
Surtout qu'il a été piqué par le virus pêche à la mouche, lui aussi.

Les progrès se font sentir, et la confiance commence à se joindre à la fête, vivement les prochaines sessions, en attendant, j'ai mon dernier exam de l'année à préparer.

A+ Benji