Paperblog : Les meilleures actualités issues des blogs Et pour quelques truites de plus. Ben's blog.

This is my heaven

This is my heaven

samedi 14 octobre 2017

One way ticket.

Le texte qui va suivre est doublé d'une version en anglais afin de permettre de suivre mes aventures à mes nouvelles rencontres.
English version below each section. It’s the first time I try to write that much in English and I am not confident and fluent enough to promise it will perfectly describe how I felt over the last 6 months.
Le 23 Mars dernier vers midi, Matt et Lenka me déposaient à l’aéroport de Toulouse. C’est avec les yeux humides que je passais la douane et que je m’éloignais en essayant de ne pas trop regarder derrière moi. Mon départ tombait pendant les vacances de mes parents qui étaient à l’opposé de là où je me rendais. Un aller simple pour l’Australie en poche, un sac à dos de 70L sur le dos et en avant. Je venais de terminer ma mission de contractuel pour l’éducation nationale. Quelques mois à enseigner la physique chimie à des élèves de 2nde dans un lycée général. Une expérience très riche dont je suis particulièrement fier. Entre autres parce que je ne pense pas avoir les compétences nécessaires à ce rôle mais aussi parce qu’humainement, c’est quelque chose qui valait la peine d’être vécu. Mon tempérament indépendantiste et l’administration française ne faisant pas bon ménage, il allait de soi que je n’y ferais pas carrière. L’idée a muri au mois de Janvier, alors que je discutais beaucoup avec mon ami Thibault qui avait franchi le pas 5 mois plus tôt et qui se retrouvait à traverser l’Asie du Sud Est avec une nana rencontrée en Australie. Son voyage et ses aventures me faisaient littéralement rêver, au point de rater les sorties d’autoroute le matin en allant bosser tellement je me perdais dans mes pensées. Je ne me sentais pas bien du tout à l’idée d’avoir un mode de vie dit « normal » à base de métro-boulot-dodo. Je ne voulais, et ne veux toujours pas de cette vie-là, elle ne me permet absolument pas de m’épanouir et ne me fait pas me sentir « à me place ». Sentiment sur lequel il est assez complexe de mettre des mots et qui est souvent assez difficile à concevoir de l’extérieur. Mais on pourrait apparenter cela à la recherche d’un peu de magie dans cette inertie morose. Pour l’anecdote, quand j’ai annoncé à ma mère que je souhaitais partir et ne plus (ou presque) travailler en France, sa première réaction fut : « Mais… Comment tu vas faire pour ta retraite ? ». Je n’ai pas pu m’empêcher de laisser échapper un petit rire nerveux avant de répondre « Maman… Tu penses vraiment que dans 40 ans la retraite existera encore ? Et puis, je serai peut-être mort dans 40 ans ! ». Et je tiens à souligner que Macron n’était pas encore en train de détruire ces 100 dernières années de luttes sociales à coups d’ordonnances au mois d’Aout pendant que les français se dorent la pilule sur la côte d’Azur. Il me fallait quelque chose qui brise cette routine, quelque chose qui me fasse me sentir libre et vivant. Les sorties pêche du week end, bien qu’extrêmement bénéfiques à ma santé mentale, ne suffisaient plus. Environ un mois avant le départ, je prenais mon billet d’avion, assurance et mon Working Holiday Visa valable un an. Avec dans la tête, l’idée, bien entendu, d’enchaîner sur la Nouvelle Zélande à l’issu de cette première année de voyage.
The last March 23rd, around midday, my friends Matt and Lenka, that you can see on most of the articles on the blog, brought me to Toulouse’s airport. Tears was running over my cheek. A mix between happiness, freedom desire and a little bit of sadness. My parents were in holidays on the other side of the World when the one wat tickets to Australia were the cheapest. I just finished my substituting physics and chemistry teaching contract and was feeling like I were not in the right place every day. Something needed to change in my lifestyle, the standard underground-work-sleep was not for me. The idea to travel through Australia came in January, I was in touch with a good friend that left in September and really enjoyed this new way of life. He convicted me to do the same. I wanted to escape and after I took this decision, I felt already far away even while teaching. My mother’s first reaction has been: “Come on Ben, how are you gonna live while you’ll be retired ?’’ I smiled first. Then I answered that I did not believe that any retirement system would still be up in 40 years. And after all, I will probably be dead in 40 years. So here we are, on March 25th I was landing in Adelaide, in mind, 1 year in Australia and at least 1 year in New Zealand.
First Australian sunset on Glenelg Beach. Premier coucher de soleil australien sur Glenelg Beach.

L’Australie est connue pour être un pays vraiment facile pour voyager. Le boom économique que vit le pays fait qu’il y est très simple de trouver du travail, dans des domaines très variés, mais j’y reviendrai. J’avais décidé d’atterrir à Adelaïde, 5ieme ville du pays, seulement 1 million d’habitants. Le mois de Mars dans l’hémisphère Sud correspond à l’automne de chez nous et il y fait très doux. Je débarquais dans une ville, avec mon sac à dos et mes clopes sans trop de plan et avait décidé de me laisser guider par les rencontres. J’avais juste réservé 2 nuits dans une auberge de jeunesse histoire de faire la paperasse classique (ouverture du compte en banque, numéros de taxe pour pouvoir bosser, carte SIM et forfait téléphone etc). Après 23h de voyage, me voici en terre australe, il m’a fallu beaucoup de temps, plusieurs semaines, pour réaliser vraiment ce que j’étais en train de faire. Les 8h de décalage horaire m’ont pas mal secoué et alors que j’essayais de me reposer dans ma chambre de 6 personnes, mes premières rencontres se créaient. Deux sœurs finlandaises, un américain du fin fond de l’Utah et un hollandais. Je suis convié à venir boire « quelques » bières qui dureront finalement jusqu’à 4h du matin. Cette première journée ressemblait vraiment à ce que j’avais imaginé. La rencontre de gens avenants, ouverts d’esprit, qui ont des choses à raconter et du bagage. Il s’avère malheureusement que cela ne représente qu’un petit pourcentage des gens dont j’ai croisé la route à l’heure actuelle, mais heureusement, ils existent bel et bien, et chacune des rencontres de ce style est grandement appréciée. L’inconvénient avec ce mode de vie, c’est que tout est encore plus éphémère. Les liens se créés très vite mais se défont aussitôt parce qu’untel va à Bali dans 3j et untel à Melbourne dans 5. Après une semaine à Adelaide, je prenais la route de Melbourne en compagnie de Susanna, l’une des deux sœurs finlandaises. 10h de bus, de nuit, sans réussir à fermer l’œil une seule seconde à cause du couple quinquagénaire au QI à deux chiffres qui se dispute à l’arrière, aucun doute, c’est l’aventure rock’n roll dont je rêvais ! Susanna et moi avons passé une semaine à arpenter Melbourne de jour comme de nuit. C’était chouette, mais je me sentais oppressé dans cette grande ville, ses gratte-ciels, les trottoirs débordant de monde du quartier des affaires…  
Ça respirait la vie mais aussi tout ce que je voulais fuir.
Australia is known to be very easy to start travelling. Heaps of jobs, very good wages in many different areas and friendly locals. The sentence I try to follow since the beginning is “No plans, best plan”. Indeed, you must follow some big lines, according to crop seasons to work regularly for example. But that was the only thing that dictated my moves. I met couple of nice guys in my first hostel and the first night I was already leaning to the bar. I followed a finish girl to Melbourne and my adventure started for real. I am not that much a big city guy as you may see in my previous articles, and the busy CDB life did not fit with me. So, from there, I tried to escape it as much as I could.
Accessories for raining camping night in my new house (car). Les compagnons de soirées pluvieuses dans ma voiture qui fait office de maison.

Je poursuivais donc ma route, en solitaire. Train, bus et vélo m’étaient devenus familiers. Le fil des rencontres m’amenait à Bright, petit village du Victoria (état dont Melbourne est la capitale), où la spécialité locale est la châtaigne, entre autres. Je travaillais à la récolte de ces dernières, payé au rendement et logé directement sur la ferme. Un petit groupe de français était déjà installé depuis quelques semaines. J’appréhendais un peu mes premières rencontres avec des compatriotes mais il s’avère que cette fois-là, je suis très bien tombé et que ces gens resteront des amis que j’ai hâte de revoir. Les châtaignes me permettaient de mettre pas mal d’argent de côté grâce notamment au fait que nous payions 2 packs de bière divisés par 7, par semaine pour le logement. Bon, ce n’était pas le grand luxe, je dormais dehors sur un canapé lit, mais cela me convenait parfaitement. La fraicheur des nuits, parfois négatives, était surmontée à l’aide de mon duvet de montagne et mon bonnet. Début Mai, la saison arrivait à la fin. Ces 3 premières semaines de boulot en Australie, le début d’une longue série, me donnaient confiance pour la suite. Maintenant, il me fallait une voiture. Cela impliquait un retour à Melbourne, de nouveau en solitaire.
My adventure brought me to Bright (Victoria) for chestnut picking. Accommodation was provided on the farm in exchange of 2 pack of beers divided by 7 people. Just few dollars each though. Friendly French people were already working here and I was a little bit afraid about meeting French people but these blokes were almost in the same way of thinking that I am. A pleasure to share this weeks with them. The piece rate pays allowed me to save good money before getting back on the road.
My favourite sunset.

Always time for a beer on the road. Toujours l'heure d'une biere sur la route.

Farm life.

Shot.

Je prévoyais d’aller explorer le centre du pays, son désert et ses merveilles géologiques sacrées pour les aborigènes qui peuplaient le pays avant le massacre des colons britanniques il y a 250 ans. Je me suis équipé d’un 4x4, un Jeep Grand Cherokee et m’élançais, cheveux au vent, vitres grandes ouvertes et playlist rock & blues volume au maximum pour un road trip que je n’oublierai jamais. Ce carosse allait devenir plus que mon plus fidele compagnon de route, il s'agissait de ma nouvelle maison. Mais il fut certainement la plus grosse erreur de mon voyage. L’achat de ce modèle de voiture, malgré un bon état global, seulement 260 000 km au compteur, ce qui n’est que la moitié de la durée de vie des véhicules ici, le fait qu’il s’agisse d’une Jeep, marque peu présente sur le territoire, compliquait énormément les réparations en cas de pepin. Et bien évidemment, les problèmes mécaniques se sont succédés au fur et à mesure que j’avalais les km. Je me suis retrouvé coincé dans la ville d’Alice Springs pendant plus de 3 semaines parce que les amortisseurs de mon bolide, après 2000km de pistes, avaient rendus l’âme. Les autochtones sont essentiellement des aborigènes. J’avais un peu lu au sujet de leur histoire avant de venir, mais je ne m’attendais absolument pas à cette ambiance dont l’adjectif qui décrit le mieux l’atmosphère est : malaisant. On est très loin de l’idée que je me faisais de ce peuple. Bien que dans leurs communautés non occidentalisées, relativement difficiles d’accès pour nous autres, ils soient très portés sur l’environnement, le respect et la spiritualité, les aborigènes qui peuplent les rues de cette ville m’ont vraiment fait me sentir mal à l’aise. Sans cesse en quête du moindre $ que l’on aurait en trop afin d’acheter de quoi se saouler, les regards sont pesants. Plusieurs ont tentés d’ouvrir les portes de ma voiture en pleine nuit et des dizaines de personnes se sont fait voler du liquide dans leurs tentes pendant leur sommeil. Ce qui est relativement compréhensible quand on connait l’histoire de l’Australie, qui jusqu’à il y a peu, n’attribuais même pas le droit de vote à ses premiers habitants !  Un racisme perpétuel de la part des colons et des « australiens » d’aujourd’hui, un rejet total de la société pour ces gens qui vivaient il y a 300 ans encore, en harmonie avec la nature. L’humain est vraiment l’espèce la plus ignoble de cette planète. Il a fallu venir ici, massacrer des gens qui ne demandaient rien à personne. Creuser des mines, détruire la forêt, construire des barrages…  Pour que des petits européens comme moi, en manque de sensations fortes puissent venir remplir des poches déjà bien trop remplies. Heureusement, les soirées au coin du feu à admirer les étoiles en bonne compagnie me réchauffent le cœur. Mais la vie de voyage c’est aussi beaucoup de rencontres éphémères, qui comme une éclosion des insectes aquatiques qui nous font vibrer, ne durent jamais assez longtemps.
I wanted to explore the « Red Center » and his fabulous geological monuments. For that, I bought a Jeep Grand Cherokee which became my new home and also has been my biggest mistake. It looked like to be a good deal, only 260 000K on the clock, which is half-life for aussie’s vehicles. But many troubles happened on it, first the water pump broke down, then the shock absorbers, battery, and now the trunk… The main problem is that Jeep is not a common brand through Australia, so it is very difficult to get access to spare parts, even in big cities. The off-road tracks did not help that much, but why have a 4-wheel drive if I don’t drive on dirty roads, far from the highways? Because of the troubles on the car, I’ve been stuck in Alice Sprigs for 3 weeks. The vibes in this town were very special. I must admit I did not feel very safe at all. Aborigines people, with all the dirty background that white settlers caused to them, seem to be very angry.  Heavy eyes, robbery in campsites… I wished I could leave as soon as possible. Human is the worse species on this planet and what we cause to other people and environment make me more and more convinced every day. Hopefully, some great evenings around campfire watching the stars with awesome people make me feel better. Unfortunately, travel make them come and go through your life. As a huge hatching of flies, it never last long enough.
 
Kings Canyon.

Couldn't pick up only one. Impossible de n'en choisir qu'une.

Uluru by sunset. Coucher de soleil sur Uluru ce qui lui confère une multitude de couleurs différentes.

Après ce périple, j’ai pas mal bossé, dans tout un tas de secteurs différents. Vignoble, élevage porcin, maçonnerie, travaux publics, jardinage… De quoi mettre quelques sous de côté. Il y a quelques semaines, j’ai décidé d’interrompre mon abstinence halieutique. Une Sage Approach 9’#5, un moulinet Vision Kalu et une soie, tous bon marché, dégotés dans un petit flyshop des Snowy mountains me permettront de prendre quelques truites lors de mes prochaines aventures. Les premières furent capturées rapidement, bien que les mouches locales soient loin d’être à la hauteur de celles de mes monteurs favoris (ils se reconnaitront, j’en profite au passage pour leur rappeler de se dépêcher de m’envoyer du stock parce que je découvre de plus en plus de rivières attirantes !). Il y a quelques mois j’avais posté un message sur un groupe facebook de pécheurs australiens et néozélandais. Mes premiers échanges avec les locaux furent plutôt plaisants et c’est comme cela que j’ai commencé à discuter avec Noel. Passionné de pêche à la mouche et fermier du Sud Est de l’Australie, mais aussi grand amateur de blues et rock’n roll ! Autant vous dire qu’il me tardait de le rencontrer. C’est donc il y a 5 jours que je rencontrais Noel après qu’il m’ait gentiment dirigé vers un couple d’ami pour me fournir un toit, un lit et une agréable soirée à refaire le monde avec deux australiens de très bonne compagnie. Nous étions tous les deux en route vers le Sud et nous sommes suivi jusqu’à sa splendide demeure. Située aux abords du célèbre Wilson Promotory National Park à une centaine de km de Melbourne et surtout, à quelques heures des fameuses Alpines, chaine de montagne aux multiples rivières abritant des truites. Les truites ont été importées par les colons anglais au début du XIXe siècle. Elles se sont plutôt bien acclimatées dans les cours d’eau des chaines de moyenne montagne du pays. De ce que j’ai pu en voir, la pression de pêche est relativement faible. Je devrais donc être en mesure de trouver des zones reculées avec pas mal de poissons peu farouches si vous voyez ce que je veux dire. Je me suis pris quelques jours de repos bien mérités chez Noel, je vais poursuivre avec un trip de pêche dans les Alpines avant de prendre le ferry pour la Tasmanie où je risque de passer quelques mois. Si je devais dresser un bilan de ces presque 7 premiers mois de voyage, les premiers mots qui me viendraient à l’idée seraient : liberté, perte de notion du temps et des distances et belles rencontres. Un mode de vie qui me sied à merveille donc. Mais si je pensais en prenant cet avion que je me tiendrais suffisamment loin des fous normalisés pour épargner ma santé mentale, je me trompais. Et quelle erreur. La grande majorité des personnes dont j’ai croisé la route était inintéressante, étouffante et souvent particulièrement irritante (surtout pour ce qui est de mes homologues français). Heureusement, quelques individus suffisent à largement faire pencher la balance (coucou Sophie, Joanne, Noel…). Avec la récente acquisition d’un petit PC je vais être en mesure de donner des news de manière plus régulière ici et de partager mes photos. Voilà, j’ai essayé de résumer un peu ma nouvelle vie, je pense qu’il me faudrait 4 ou 5 articles de plus pour communiquer avec plus de facilité à quel point je m’y épanouis malgré la dose non négligeable de galères. Merci à ceux qui auront lus, prenez soin de vous et de mes copines pyrénéennes (dans la limite du raisonnable qu’on se le dise).

After this incredible road trip, I mostly focused on work. I found jobs in many different areas: bricklaying, civil construction, landscaping, farming… And I must admit I enjoy it pretty much. Doing variable tasks and change whenever it suits me is something I always wanted to do. But I couldn’t resist any longer to go back to fish. So, I bought a 9’#5 Sage Approach, a Vision Kalu reel and a Rio Gold line in a little flyshop in the Snowy mountains to be able to fish everywhere I go from now! I am still waiting for my favourites flytiers to send me decent flies and they may recognize themselves through these lines. 5 months ago, I started to chat with Noel, flyfisherman as much in love with nature and being on the river than I do. Farmer from the South Est of Australia, he is very concerned about environment and climate change which means we had to meet as soon as possible. The travelling facts did we couldn’t catch up before few days ago but we finally did it. He allowed me to have a roof and a great talk with friends of him while I was struggling to find a free camping site and we met the next morning. Aussie’s benignity has been shown enough to not be a myth anymore. I am writing this article from Noel and Josie’s living room where I probably receive the best welcome of these past 7 months and I would like to thank them again. In few days, I’ll go back on the road and explore the Alpines mountains where heaps of trout rivers run. Can’t wait to be on the streams for the dawn and smell this very particular mix of flavours when the life wakes up. To conclude, this first half year across Australia has been very rewarding for my state of mind, this new lifestyle allows me to feel good even though I had to overcome many troubles. I met few terrific people along the road and they will stay in my mind for ever. But I must admit that I have been disappointed way too much by the average lack of common points with most of the people I met. Probably because I was a bit naive and expected too much. The recent purchase of my laptop will allow me to share more and more articles and pictures. Thank you for reading, feel free to comment if something is not clear or if I made huge English mistake(s). 
Jungle flyfishing, thank you Noel for the picture.
A+
Ben

mardi 13 décembre 2016

Gare au Gorille !

Je souhaite revenir via ce petit billet express sur ce qui fut l'événement marquant de marquant de mon année 2016 en matière d'halieutisme.
Il s'agissait d'une semaine de vacances pour Matt, sa belle étant allé rendre visite à sa famille au Canada, il en a profité pour poser quelques jours de congés et les dédier à ce qui nous donne l'impression de ne pas trop perdre notre temps.
Cette semaine fut riche en moments en tout genre, dans le désordre : galères de mise à l'eau, repas gastronomiques dans le canap', panne d'appareil photos mais aussi quelques beaux poissons (rayer la mention inutile).
De la session express piétonne de quelques heures à la journée complète sur le bateau, on a tout essayé. Je m'étais fixé pour objectif d'attraper un gros brochet et je m'en suis donné les moyens. Des heures durant j'ai lancé des leurres de 20cm, à en avoir des douleurs articulaires le soir venu.

Matin brumeux de fin octobre, une mise à l'eau rock'n roll comme on aime, de celles où l'embrayage laisse un peu de son odeur sur la berge humide. Nous ne connaissons pas le lac mais avons quelques infos, pour moi, la stratégie sera similaire aux jours précédents : gros shad en pélagique. La mâtiné est longue, Matt veut déjà rendre les armes sur les coups de midi. Un gros poisson suit mon shad nonchalamment jusqu'au bateau sans daigner mordre. Ça me redonne un peu de tonus à mon mental qui commençait à s'user et nous permet de prolonger la journée. Il y a du vent et il fait plutôt gris, des conditions météo rêvées, pas pour conduire l'électrique à pédale certes, mais mon coéquipier favori fait ça très bien !

Je lance inlassablement mon shad jusqu'à prendre l'arrêt tant attendu. Matt me demande si c'est gros, et je réponds sur de moi que c'est pas mal. Il ne s'agit pas du gros poisson tant attendu, mais c'est correct quand même : 72cm à la réglette.
Nous sommes aux abords d'une pointe, battue par le vent, et à peine le brochet reparti que je me remets au travail. Il ne faut pas plus de 2 lancers pour que je sois à nouveau arrêté. Même protocole, même question de la part de mon partenaire. Ma réponse sera en toute retenue pour ne pas faire de nouveaux faux espoirs : "Franchement, j'en sais rien". Mais il aura sa réponse tout seul, en voyant la bête émerger en surface : "Waow, mais il est très gros !" je me contente de répondre mon "ah bon ?" habituel, surpris et me concentre sur le combat. Une lutte sans merci se lance, il est énervé le type. Je sens la fin arriver quand il se cache sous des herbiers denses mais j'arrive tant bien que mal à l'en extirper.

Évidemment, on a oublié la grosse épuisette quelque part dans le garage, et Matt se dévoue pour le prendre à la main. "Tu vas voir, sur les gros poissons comme ça, c'est une poignée de valise !". Il avait fait un rangement du bateau hyper efficace, lucide le garçon. La bête est à bord, on le mesure, 113cm, on prend quelques clichés qui resteront gravés dans nos mémoires et on lui rend sa liberté. Une poignée de main gluante, un grand merci et une clope. Je suis sur un nuage. Je n'avais jamais attrapé de brochet dépassant le mètre, barre fatidique, c'est chose faite.

Mais ce qui me tient le plus à coeur, c'est pas tant les dimensions spectaculaires du poisson pour un plan d'eau public de chez nous, c'est le fait d'avoir partager ça avec Matthieu. Je pense qu'il pourra confirmer que ça se voyait dans mes yeux, j'étais redevenu un gamin de 8 ans, émerveillé, plein d'émotion. Et ça, ça fait quelque chose.

Je vous laisse sur ces clichés, et en musique :

"C'est à travers de larges grilles,Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !..."




A+ Benji

lundi 10 octobre 2016

Pérégrinations estivales

Après 4 mois d'absence, me voici de retour avec quelques clichés qui résument assez correctement l'halieutisme que j'aime, celui qui couple réflexion, pêche logique et dilettante. J'avais plus trop la motiv' pour écrire, je me suis aperçu en regardant les statistiques de fréquentation du blog, que la majorité des "lecteurs" se contentaient de regarder les images. Un peu frustrant quand on essaye d'écrire en sortant du vulgaire récit à la première personne. Du coup je voulais en profiter pour remercier ceux qui prennent le temps de lire, et les rassurer en affirmant que non, je ne me mettrai pas à faire des romans photos où les seules successions de mots sont destinés à venter les produits utilisés.

J'avoue avoir repris goût à la pêche des carnassiers, la faute au couple bien connu de ces pages, qui m'a entraîné un peu plus chaque jours, dans la spirale infernale de la diversité des modes de pêche. C'est vrai quoi, j'étais tranquille, j'étais peinard quand, non, personne n'est rentré dans le bar, mais ma seule préoccupation était de savoir si j'allais devoir utiliser des nymphes lourdes ou des petites sèches pour réussir mon week end. Maintenant, je suis forcé d'ajouter des inconnus à l'équation, les lieux fréquentés sont beaucoup plus diversifiés et les kilomètres au compteur de mon véhicule augmentent de façon exponentielle. Quand je pars pêcher la truite, je peux passer 3 jours dans le même secteur sans pêcher deux fois le même parcours. Quand on va au carna, on est obligé de faire des aller retours à la maison pour recharger les batteries du bateau le soir. De toute façon, c'est ça ou une nuit blanche dans la tente, dans un camping miteux, parce que Sir Vieilhescazes a des rêves particulièrement expressifs (ronflements intempestifs, mouvements de jambes pas très coordonnés et bras qui s'étalent dans tous les sens...). On a les amis qu'on mérite il parait.

Attention, certaines des images qui vont suivre peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes, et même celle des moins jeunes un peu trop psychorigides. Vous aurez été prévenu.

J'ai un peu de mal à établir un ordre chronologique exact mais je pense que l'évolution de ma masse capillaire pourra vous aider à remettre les éléments dans l'ordre, moi j'ai la flemme de trier.
On va commencer par les truites, et quelques images de cette saison qui fut, la meilleure de mon petit historique. Un échantillon des plus beaux poissons respectifs de chacun, et quelques coups d'éclats d'un tout autre genre.
C'est en partie pour ces moments là qu'on va à la pêche, surtout quand ils sont partagés en si bonne compagnie.

Quand le maître parle, on s'assied et on écoute.

Les efforts fournis par Lenka tout au long de la saison auront payé, bravo pour ce chouette poisson !
Par contre, on dirait qu'il y en a encore quelques un à faire dans le rangement du matos à l'issu d'un coup du soir peu prolifique... Enfin, moi ça me dérange pas, c'est pas moi qui démêle, je me contente de sourire niaisement quand je vois le merdier.

La Science du pliage de canne, je m'incline.
 Pour rappel, en 1ère catégorie, toute forme d'amorçage est interdite, mais si ça tombe du ciel naturellement, ça compte pas !
Notez le petit T-Shirt moulant pas repassé, qui a eu son jour de gloire parce qu'il s'est trouvé être au sommet de la pile le matin même.
Ce sont bien des insectes, des mannes. Là y'a à bouffer ! 
 On aura eu droit à quelques cours particuliers, ici, le posé longue distance avec une canne courte. Cherchez pas la rivière, y'en a pas, c'était sur un parking au milieu d'un village perdu. Me demandez pas non plus comment on en est arrivé là, devait surement y'avoir un désaccord technique sur le trajet et le type m'a fait m'arrêter sur le premier parking pour montrer qu'il a raison.

-Tu vois, ça pose super bien et loin avec cette canne !
- Euh, Matt, on voit pas très bien sur le bitume....
Parfois, on est tellement des élèves épuisants que le professeur prend un repos bien mérité, dans des positions un peu bizarres et pas toujours à l'endroit où on l'attendrait. 

- Bon, ça mord pas, réveillez moi dans une heure. 

 Malheureusement, les belles rivières de 1ère catégorie, c'est fini pour cette année, place maintenant aux milieux lacustres dans lequel l'eau n'est que profit pour les agriculteurs peu scrupuleux qui cultivent le maïs. Bon, on a quand même fait quelques interludes en fin de printemps et cet été, pour ne pas avoir totalement perdu la main quand même !

 On commence par les perches et honneurs aux dames, avec ce poisson aux proportions parfaites !

 Veste et nageoires assorties pour la réussite de la photo ! 


J'ai eu l'occasion de battre mon record personnel avec ce poisson de 50.00cm. J'ai pas pour habitude de mentionner les tailles des poissons, mais je suis particulièrement fier de celui là.

Moins belle présentation que la précédente, le bordel sur le float est apparent mais dans l'esprit c'est pareil !

Putain, ces filets qui s'échappent... 

Modèle : BK & Perche ; Photographe : MV ; Maquillage : aucun. Quoi ? C'est pas crédible ? Bon ok. 
 Matt aura eu lui aussi son lot de belles pizzas, mais faut avouer que sa tête sur les tofs n'est pas toujours à son avantage !
Combo : couché tard ; levé tôt ; seulement du café soluble ; épicerie pour le traditionnel redbull pas encore ouverte quand on est passé devant.

Ouf, on voit pas l'horizon et ne peut donc pas juger de son parfait positionnement ou non. Ça fait une chouette photo quand même !
Le float tube quand y'a 40km/h de vent, c'est bien à l'aller. Le retour est plus compliqué. Le simple fait de poser pour la photo était impossible à bord de l'embarcation. Du coup, on s'est laissé dériver et on a porté nos floats pour rentrer à la voiture. C'était long.
Un beau poisson d'eau claire qui récompense la longue mâtiné sans touches. 
 Grosse surprise (c'est le cas de le dire) pour Lenka en cherchant perches et sandres avec un leurre de 6cm et un bas de ligne en fluoro 22%. Matt est pas passé loin d'y laisser un doigt ou deux si je me souviens bien !
Son bonheur se lit sur son visage et on comprend pourquoi !
 Y'a des jours où je me demande vraiment si on va pas finir par mal tourner. On passe chez un détaillant de village, on achète un sac d'amorce, 1/4 d'asticots et du 14% qui casse comme du verre et en avant ! Score final 8-7 pour Matt, 3 casses sur des carpes parce que 20 minutes de combats c'est long et ça sert à rien donc on tire comme des ânes. Bref, y'a pas de sous-pêche ! La truite aux leurres un peu quand même...

Les derniers instants de cette brave canne, qui a terminé sa vie en 4 brins, quelque part dans le garage.

Et d'autres fois, alors que vous vous y attendez absolument pas, vous êtes frappés par un truc, vous savez pas d'où ça vient ni pourquoi mais vous êtes au milieu. Faut encaisser.
J'étais pas bien. Je vous laisse imaginer l'état de l'appareil photo. Brillante idée que de le sortir en telles circonstances !
Voilà, c'est tout pour aujourd'hui, j'ai encore pas mal de photos en stock mais j'ai vraiment la flemme de les trier, on refera peut être ce genre de papier plus tard. En attendant, on va couler quelques têtes plombées et faire 2/3 commandes pour la saison verticale qui va arriver rapidement. 

A+ Benji



mardi 31 mai 2016

Back in the USSR.

Je hais la fonte des neiges. Période durant laquelle se succèdent des plans plus fumeux les uns que les autres. Les week-end avec un ratio poisson/km flirtant avec la fameuse barre des 1/1000, on commence à y être habitué. Voir même 1/1500 avec un séjour dans le Jura disons le, plutôt compliqué. Il m'a quand même permis de rencontrer Nathan, un chouette type avec une vision des choses similaire à la mienne. On aura quand même bien ri et c'est le principal ! 


Heureusement qu'en bonne compagnie, ça peut s'avérer être chouette et drôle ! Du coup depuis cette fin de mois d'avril, ça a été un peu compliqué. Couplé au fait que je me suis re-égaré vers les carnassiers deux week-end de suite (les récits arrivent). Or cette fois c'était la bonne. Deux jours de pêche intensive dans le charme des Pyrénées.

Ça a mal commencé, débarqué fraîchement de la zone urbaine en fin d'après-midi avec l'intention de pêcher un parcours no-kill d'altitude, je trouve celui-ci quasiment à sec (pour la période c'est quand même pas très bon) et blindé de monde de surcroît. Après une heure à ne prendre que des petits poissons, je me pose la question de savoir si quelqu'un n'est pas devant moi. Cinq minutes de marche rapide plus tard et j'ai de quoi répondre à ma question : un pêcheur sur chaque berge.


 Les traditionnelles photos avant de partir quand même parce qu'on ne se lasse jamais d'un tel cadre : 


Étiage avant l'heure.

On y reviendra quand même !


On se voit bientôt... Au Ronald !


Changement de rivière donc, et ce sera de l'exploration à partir de maintenant ! 
Je choisi l'option pêche en sèche uniquement malgré que le profil et le niveau soient d'avantage propices à la pêche en nymphe au fil ou au toc. Qu'importe, je suis prêt à prendre moins de poissons pourvu que ma mouche se face happer en surface. Un peu snob, mais totalement assumé.

Beaucoup d'insectes virevoltent près de la surface et quelques gobages discrets percent la surface.

Les premiers poissons maillés du séjour ne tardent pas à rentrer dans la boîte à souvenirs :

Un bijou local, véritable trésor. J'adore.
Le fameux profil, plutôt séduisant.

Coucou toi.
 C'est donc plein de détermination pour le lendemain que s'achève ce coup du soir fort sympathique. Un peu de route pour être à l'heure pour le coup du matin, quelques mouches montées avec la fameuse technique de Jean Mi, et un peu de sommeil. Une soirée écourtée par la fatigue et le confort de ma voiture sièges arrières baissés.

Voilà qui devrait rappeler des souvenirs à certains.

Réveillé de bonne heure, un peu de musique, un bon petit café soluble et quelques clopes pour attendre l'aurore.
Un morceau qui devrait être évocateur pour une -ancienne- lectrice aux goûts musicaux de qualité. Fin de la parenthèse sur ma vie sentimentale.

Le coup du matin ne sera pas fructueux, sur une portion plus en aval de la Têt, sur un parcours découvert avec Simon qui avait été plutôt bon à plusieurs reprises par le passé. Cependant, cette fois-ci, le niveau est très fort (alors que l'amont était squelettique la veille, cherchez l'erreur). Après avoir perdu une demi douzaine de nymphes et ne pas avoir eu la moindre touche sur 500m, je renonce et retourne sur des rivières moins larges et plus propices pour pêcher l'eau en sèche. Aucun regret, des poissons qui gobent de façon régulière toute la journée, ça remonte le moral !

Robe fabuleuse.

Le monteur de cette mouche se reconnaîtra certainement.

Il est temps que je m'achète un APN digne de ce nom quand même 

Des petits poissons mais quel plaisir, je le dirai jamais assez !


Lingot d'or.
De nouveau bloqué par les futurs Big Tasty avant de changer de rivière, décidément...


Peu de touches sur cette ultime tentative, l'orage arrive à grand pas et les prévisions météo annoncent plusieurs cm de pluie dans la nuit, il est temps de rentrer, mais quand même, un dernier poisson avant, en nymphe cette fois :

S'il avait fait 20cm de plus ça aurait été un chouette poisson.

La vallée, on reviendra !
Un demi week end  vraiment sympathique quand même malgré des niveaux globalement pas terribles grâce à l'action d'EDF et de leur énergie soit disant verte, ça aurait peut être permis de prendre un peu plus de poissons si j'avais pu pêcher les parcours que je connais. Mais bon, la découverte de nouveaux cours d'eau est suffisamment enrichissante pour compenser. A venir assez rapidement quelques billets de journées en dilettante au carnassier en bonne compagnie !

A + Benji


J'ai failli oublier :
Tu méritais quand même ta fife sur ces pages, pour m'avoir aiguillé du haut d'un pont à 6h du mat', je te le devais bien !

mercredi 6 avril 2016

Pa-Pa-Pa-Panama Ann

      Au même titre que les Beach Boys, je surfe sur la vague de l'actualité pour trouver l'inspiration de ma chronique hebdomadaire. Vous l'avez très certainement entendu ces derniers jours, un groupement de journalistes a récemment divulgué une liste de détenteurs de comptes offshore. Jusqu'ici rien d'anormal, sauf que ces centaines de personnes sont parmis les plus influentes de la planète. Je ne suis pas là pour déblatérer, mais en parlant d'ancien président de la Fifa, le nouveau, à peine en poste depuis 1 mois est déjà mouillé dans cette affaire. Encore une sombre histoire de régisseur véreux dans le monde du Football. Mais ça, il fallait s'y attendre.

      C'est pour cela qu'avec Simon, nous étions en visite sur notre paradis halieutique le week end dernier. Les seuls millions qui peuplent ce dernier ne sont que cailloux et à la limite mètres cube d'eau froide de montagne. Au cas où vous vous seriez posé la question, pas non plus de dizaines de vierges qui nous attendaient dans leur plus simple appareil. Juste la nature et nous. C'est ce qui correspond à ma conception du paradis. Elle est bien différente de celles décrites précédemment ou au mélange des deux, qui représente celle de l'ancien président du FMI.

Les seules habitantes de ce qui constitue mon paradis
   
"Parler aux poissons d'argent et jouer avec le vent, comme dans un rêve d'enfant. Comme avant"
       Jackie Chan, mon personnage de dessin animé favoris entre mes 8 et 10 ans fait lui aussi parti intégrante de la liste. Un mythe s'effondre. J'aurais donc raté l'épisode d'évasion de FBS Banking  où il aurait malencontreusement oublié ses quelques millions d'euros qui traînaient dans sa poche ? Lionel Messi, le footballeur à la mode, idolâtré par beaucoup pour son "fabuleux combat" tout au long de sa vie est lui aussi cité. Combat contre une pseudo-maladie responsable de sa petite taille. Permettez moi d'être un peu sceptique sur toutes les actions démagogiques à vertu caritative qu'il a réalisé ces dernières années. Un peu plus bas sur la liste, on trouve des membres de cartels de la drogue. Vous imaginez, Messi et des grands pontes du crime en bande organisée qui se croisent au guichet ? Mallettes dorées en main, un petit salut discret de l'autre. La routine aux îles Caïman !

Poisson aux proportions parfaites qui a été interpellé à la douane avec de l'argent blanchît dans l'estomac. 

Simon se fait aligner par le Fisc dans une grande veine laminaire : pêche d'école !


Poste frontière.
     Dans l'attente des prochaines révélations avec impatience, je ne serai pas surpris de voir apparaître des membres actifs du microcosme halieutique. Vous imaginez le scandale sur les multitudes de groupes Facebook et forums ? Mr X, la star nationale de l'halieutisme moderne épinglé pour fraude fiscale, investissement de fonds illégaux dans du matériel de pêche très onéreux. Je propose par avance à ces figures mes services d'avocat, paiement uniquement en espèce et en corps tungstène.
Maître Ji, avocat/visionnaire recherché activement par les services du FMI et les associations de femmes de ménages de chambres d'hôtel de luxe.

A+ Benji